Le temps de l'école

Un professeur principal de la 1ère classe à la 8ème classe

Entre 7 ans et 15 ans, l’enfant aspire fondamentalement à  s’appuyer sur une autorité. C’est pourquoi les élèves sont regroupés dans une même classe d’âge autour d’un professeur principal pendant toute la durée du cycle primaire ce qui permet d’assurer une continuité éducative. La pédagogie Steiner-Waldorf développe ainsi le lien entre enseignant et élève afin de créer le climat de confiance, d’attention et de respect indispensable pour apprendre.

Un enseignement par « périodes » appelées aussi « cours principal »

Après une partie « rythmique » (chants, comptines, art de la parole …) destinée à réveiller les enfants dans leurs corps et créer la cohésion sociale, les élèves se consacrent à une seule matière pendant les 2 premières heures de la journée et ceci durant 3 ou 4 semaines. Le travail par périodes permet un approfondissement des matières et évite de morceler l’enseignement, ainsi les facultés de concentration de l’élève sont plus facilement mises en œuvre.

Enseignement de deux langues vivantes dès la 1ère classe

Dès l’âge de 7 ans, l’élève est sensibilisé à deux langues étrangères (anglais et allemand à l’Ecole Michaël) et durant les 3 premières classes l’enseignement des langues est purement oral.  L’enfant apprend à parler en entendant parler ; on met ici à profit son instinct d’imitation, encore très présent à cet âge. Chants, jeux, rondes familiarisent son oreille avec les rythmes, les mélodies et les sons des langues étrangères. 

En 4ème classe, l’écrit et la lecture apparaissent contribuant à une appropriation visuelle des éléments lexicaux et grammaticaux, jusque-là appris intuitivement.

De la 5ème à la 8ème  classe, l’écriture et la lecture prennent plus d’importance et l’apprentissage de la langue devient plus méthodique (étude de la syntaxe, des expressions caractéristiques, des tournures idiomatiques, des conjugaisons).

Les échanges de courrier avec des élèves étrangers sont alors encouragés. En effet, l’important est que chaque élève, quelles que soient ses capacités, fasse l’expérience de la rencontre de l’autre à travers une langue étrangère, une culture différente.

Progressivement, la langue étrangère devient un outil d’ouverture sur le monde, d’élargissement de l’horizon culturel : durant le second cycle, les élèves sont amenés à étudier des textes poétiques (10ème classe), des textes dramatiques (11ème classe), des auteurs contemporains (12ème classe), des éléments d’histoire et de géographie sont également introduits.

Dès la 10ème classe, les élèves motivés ont la possibilité de faire des échanges de plusieurs mois avec des élèves d’autres écoles Steiner-Waldorf à l’étranger, favorisant ainsi la consolidation des acquis, enrichie d’une expérience humaine et sociale.


Enseignement du Français

Les 3 premières classes (6 à 9 ans) sont essentiellement consacrées à l’apprentissage de l’écriture et de la lecture.

La pédagogie Steiner-Waldorf fait dériver l’apprentissage de l’écriture, de la peinture et du dessin. En effet, pour l’enfant les lettres sont des signes graphiques abstraits qui lui sont tout à fait étrangers. C’est pourquoi, ce qui importe c’est de faire dériver la lettre d’une image qui a été dessinée. L’enseignant demande par exemple à l’élève de peindre une montagne. Il l’invite alors à se rendre compte que ce qui a été dessiné sur le papier produit, lorsqu’on le nomme, le son « montagne ». Il est alors très facile de transformer la forme de la montagne en un M, initiale du mot.

Ensuite on passe à l’écriture. L’enfant apprend d’abord à écrire, car en écrivant il met en mouvement tout son corps. Après seulement l’enfant passera à la lecture.

A l’âge de 9 ans sont introduits les premiers éléments de grammaire (les différentes catégories de mots, les différents membres de la phrase, les signes de ponctuation…) afin de poser les bases d’une compréhension consciente de la langue, et non plus intuitive.

En conséquence en 4ème et 5ème classe, l’accent est mis sur la grammaire et les règles d’orthographe, car la pratique de celles-ci aide l’enfant à prendre conscience des lois du langage.

Ainsi, en conjugaison, l’élève doit acquérir une notion nette des différents temps et de toutes les transformations auxquelles le verbe peut être soumis (en 4ème classe : étude du présent, passé, futur. En 5ème classe : étude de la forme passive). En syntaxe, il apprend quel lien relie une préposition au mot qu’elle introduit, et il se perfectionne dans l’emploi des signes de ponctuation.

Cet approfondissement de la grammaire est grandement soutenu par l’eurythmie car les formes pratiquées en eurythmie expriment ce que chaque mot de la langue contient d’essentiel. Elles permettent à l’enfant de le saisir non seulement avec sa tête, mais avec son sentiment et sa volonté, à travers son corps.

Vers douze ans, l’enfant doit développer le sens de la beauté de la langue, un sens esthétique du langage. Jusqu’en 8ème classe, il s’agit donc d’éveiller et de former le sens du style dans le récit parlé ou écrit et d’amener l’élève à former des phrases qui expriment les contrastes et toutes les nuances du sentiment (le souhait, l’étonnement, l’espoir, le doute…). A ce stade, il est alors nécessaire de familiariser l’élève avec l’emploi du subjonctif.


En 8ème classe seront traitées des œuvres épiques ou dramatiques qui toucheront plus particulièrement les élèves à cet âge, et qui prépareront l’interprétation d’une pièce de théâtre.

Après la puberté, alors que la faculté de jugement est maintenant tout à fait éveillée et plonge l’adolescent dans des questionnements par rapport au monde et à lui- même, ce dernier cherche à rencontrer chez les adultes des idéaux et des vérités vécues. En 9ème classe sont abordées les phénomènes d’apparition des différentes langues et plus particulièrement l’histoire de la langue française, ainsi que l’étude des Misérables de Victor Hugo. Les élèves expérimentent également les deux grandes oppositions du registre littéraire : le comique et le tragique.

En 10ème classe, l’enseignement du français se confond avec l’enseignement de l’art, il a pour objet dans cette classe la poésie et ses éléments. Une étude comparée de la prose et de la poésie permet de montrer comment le poète, grâce aux possibilités du langage poétique, peut lui aussi mais tout autrement que le prosateur, exprimer le combat intérieur que toute époque a livré pour préparer l’avenir. En même temps qu’il acquiert les éléments théoriques de la métrique, l’élève en fait en cours d’eurythmie l’expérience concrète, vécue.

En 11ème classe, littérature et histoire fusionnent  en histoire littéraire. Le thème essentiel est fourni par le Perceval de Chrétien de Troyes. Après que les élèves aient été introduits dans l’étude de la légende et de la période historique correspondante, on établit entre les personnages et ceux d’œuvres littéraires modernes des rapprochements; on compare également figures historiques du passé et personnages de l’histoire moderne en dégageant des ressemblances et aussi des dissemblances. En étudiant en histoire de l’art, la Renaissance italienne, l’élève fait également la rencontre des mouvements littéraires liés à l’humanisme à travers des textes de Thomas More, Erasme ou Rabelais, par exemple.

En 12ème classe une vue d’ensemble complète de l’histoire littéraire nationale est donnée, au-delà de laquelle le professeur élargit l’horizon des jeunes en traitant également des auteurs étrangers. L’étude de Faust de Goethe répond aussi aux questionnements que vit le jeune « adulte » dans cette classe. L’enjeu de la préparation des épreuves anticipées du baccalauréat est l’autre volet exigeant de la matière durant cette année de 12ème  classe.

 


Enseignement des Mathématiques

Pendant les 3 premières classes l’objectif principal est l’apprentissage des bases du calcul.

En 1ère classe, après la découverte de la numération romaine et arabe, commence l’enseignement des 4 opérations avec l’aide des 20 premiers nombres. Les 4 opérations sont étudiées simultanément, s’inspirant toujours du principe de globalité, c’est-à-dire partant d’un tout pour arriver aux parties : l’élève apprend donc à additionner en partant de la somme, à multiplier en partant du produit. « En effet, dans la vie, l’être humain perçoit d’abord un être dans son entier avant d’en remarquer les détails... Suivant le chemin emprunté, il pensera donc plus tard synthétiquement, ou au contraire analytiquement. »

Les 4 opérations sont pratiquées sur des nombres de plus en plus élevés au fur et à mesure que le champ des nombres connus s’élargit. Le calcul est d’abord surtout mental car le calcul mental contribue beaucoup à former et à fortifier la mémoire. Or, c’est entre le changement de dentition et la puberté que la mémoire se forme et se développe, et c’est à ce moment qu’il faut veiller à la cultiver. En 2ème classe, dès que le changement de dentition est à peu près terminé, l’enfant apprend donc les premières tables de multiplication.

L’étude des tables de multiplication se poursuit en 3ème classe ainsi que l’exercice des techniques opératoires (introduction des opérations posées) qui sont appliquées à des faits de la vie quotidienne.

De la 4ème à la 6ème classe, l’étude des fractions ordinaires et décimales et des pourcentages soutient l’enfant dans sa découverte progressive du monde et de lui-même. Les fractions l’emmènent vers l’infiniment petit en gardant la référence à l’unité, tandis que le nombre décimal accroît la capacité à décrire les réalités fines des situations. L’étude des poids et des mesures constitue un support à ces apprentissages, et permet, avec les débuts de la géométrie, de considérer la réalité avec une conscience accrue.

De la 7ème à la 8ème classe, les mathématiques à travers l’algèbre, l’arithmétique et la géométrie deviennent un outil fondamental de développement d’une pensée précise et objective. On aborde entre autres dans ces classes : les puissances et les racines carrées, les nombres relatifs, les équations du 1er degré à une ou deux inconnues, le théorème de Pythagore.

De la 9ème à la 12ème classe, l’enseignement des mathématiques stimule l’activité pensante pure : le centre de l’activité mathématique est la résolution d’un problème ; ainsi, induction et déduction sont les deux phases par lesquelles l’élève doit savoir conduire une recherche de solution en s’appuyant sur la logique et le raisonnement, mais en partant toujours de l’observation phénoménologique. Enseigner les mathématiques dans les grandes classes, c’est tenter de faire naître l’adolescent à un penser vivant.

En 9ème classe, l’accent est mis sur l’analyse combinatoire (calcul des probabilités), l’étude des binômes (le binôme de Newton), les algorithmes et les coniques.

En 10ème classe, sont étudiés la trigonométrie, les puissances et les logarithmes, les suites numériques (Fibonacci), la géométrie descriptive, le dessin en perspective. A travers ces différents domaines des mathématiques, l’élève est amené à prendre conscience de la convergence des lois mathématiques et des perceptions sensorielles. C’est également en 10ème classe que la pratique d’expériences sur le terrain (arpentage) permet à l’élève de faire le lien entre l’activité en classe et son application concrète.

En 11ème classe est abordée la théorie des équations exponentielles. A la trigonométrie plane vient s’ajouter la trigonométrie sphérique. On y adjoint l’astronomie et les calculs qu’elle implique (triangle nautique).

En 12ème c’est une vue d’ensemble des différents domaines des mathématiques qui est apportée. L’algèbre et la géométrie fusionnent dans la géométrie analytique plane et quelques éléments de la géométrie analytique de l’espace. La préparation à l’épreuve anticipée de mathématiques du baccalauréat est aussi essentielle durant cette 12ème classe.

 

 

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